TRAVAIL VOYELLES NASALES

Le 28 juin 2012 à 14 h 39 min, Isabelle Meilleur a dit : Modifier

Bonjour,

Mes collègues orthophonistes et moi sommes embêtées en ce moment par plusieurs cas de jeunes dyspraxiques (5-6 ans) qui présentent une dénasalisation persistante des voyelles. La plupart de ces cas n’ont pas de difficulté de discrimination auditive et ont progressé de façon très positive en terme de complexité syllabique et de production des différentes consonnes, mais l’intelligibilité est encore très affectée par cette dénasalisation des voyelles. Nous aimerions bénéficier de votre expérience pour structurer notre intervention. Plus précisément nous aimerions connaître les indices que vous jugez les plus aidants et la progression thérapeutique que vous adoptez dans ces cas.

Un grand merci de nous faire partager toutes ces connaissances et de faire évoluer nos pratiques.

Isabelle M.

Une réflexion au sujet de « TRAVAIL VOYELLES NASALES »

  1. ujet : TRAVAIL DES VOYELLES NASALES
    Bonsoir Isabelle!
    Très bonne question et merci de tes commentaires positifs !
    Voici mon opinion, la dénasalisation est fréquemment associée à un problème de « timing » ou en français de synchronisation. L,enfant n’arrive donc pas à ouvrir le voile du palais au bon moment lors de la réalisation motrice de ses voyelles nasales. Il se peut que pour l’enfant présentant une dyspraxie verbale (DV) la coordination des cordes vocales + la configuration articulatoire à produire pour la voyelle + ouvrir le voile du palais soit trop de mouvements à coordonner. La voyelle ne comportant pas de « points » d’articulation, elle est plus difficile à « placer » dans la bouche pour un enfant qui contrôle / ressent mal ses mouvements.
    suggestions :
    1- favoriser le contexte articulatoire donc : entourer la voyelle nasale de pleins de consonnes nasales ex mon, man, main, nain, non ….
    2-ajouter du contexte nasale au besoin : faire exprès d’ajouter un « gn » à la fin ou jouer à faire des /ɲɑ̃ɲɑ̃ɲɑ̃/ou des bang!L’idée ici c’est de « déclencher la production dans un contexte facilitant pour ensuite le reprendre en contexte moins nasale une fois réussis dans des conditions facilitantes
    3- penser à : utiliser des phonèmes nouveaux dans une structure syllabique déjà bien maîtrisée, ex si la structure CVC n’est pas bien maîtrisée , ne prendre que la Cv ou CVCV si bien réussie….
    4- indices :
    – Le gn en pictogramme,
    – Gestes de Borel-Baisonny ou DNP ou un plus attrayant pour l’enfant,
    – Un see skype pour qu’il ait un indice visuel de voir le truc monter dans le tube quand l’air sort du nez ou
    – Un spiromètre (C’est alors la balle qui monte). Il faut alors mettre le tube vis-à-vis le nez.
    – On peut aussi prendre un miroir sous le nez qui de la buée
    – Ralentir le rythme de production du mot

    Comme les photos ne peuvent être ajouter dans le message voici un liens avec photo de spiromètre : http://www.superduperinc.com/products/view.aspx?pid=OM114#.UCsnVUSltQ8
    même juste un tube avec un bout dans le nez et l’autre dans l’oreille pour entendre la nasalité souhaitée peut aider : http://www.superduperinc.com/products/view.aspx?pid=OM420#.UCsnzESltQ8

    Voilà quelques idées 🙂 ))
    merci beaucoup pour la question…très stimulante !
    Line

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