DYSPRAXIE VERBALE SÉVÈRE ET LECTURE

Le 17 avril 2012

sujet: dyspraxie verbale sévère et apprentissage de la lecture

bonjour,

Je suis logopédiste. J’ai une fillette de 5 ans 1/2 qui présente une dyspraxie sévère. A 4 ans1/2, (début de la prise ne charge logopédique), elle ne produisait que quelques voyelles (a,i,u,é) ainsi que les plosives p,b,t,d. Après un 9 mois de travail, elle a acquis les voyelles manquantes, le m et le n. Le r et le l sont en train de se mettre en place. Par contre le k et le g ainsi que les fricatives résistent. Elle reste donc peu intelligible. Elle a largement recours aux gestes et aux mimiques pour se faire comprendre.
C’est une petite fille qui a par ailleurs une excellente compréhension langagière.
L’enseignante propose un redoublement car elle pense qu’elle ne pourra pas aborder le langage écrit l’an prochain.
Il me semble au contraire que l’écrit peut être une aide.
Cette décision de redoublement est-elle pertinente? Comment l’enseignement de l’écrit doit-il être adapté pour les enfants présentant une dyspraxie verbale?
Je trouve beaucoup d’études concernant la dyspraxie visuo-spatiale et l’apprentissage de l’écrit, mais aucune concernant la dyspraxie verbale et l’apprentissage de l’écrit.

Merci par avance de votre réponse

Caroline P

Une réflexion au sujet de « DYSPRAXIE VERBALE SÉVÈRE ET LECTURE »

  1. bonjour Caroline,
    Je partage entièrement votre opinion à l’effet que l’apprentissage de l’écrit pourra être aidant pour cette petite fille. Concernant le redoublement, sa déficience en parole ne devrait pas en être la cause, mais pour le reste je ne peux me prononcer. Les données de recherche montre que 50% des enfants dyspraxiques ont aussi des difficultés de lecture et écriture. Je ne suis pas une spécialiste du langage écrit mais je vais vous partager ma compréhension : Une des raisons est le sous développement de la représentation phonologique (sous spécifiée : manque détails) chez l’enfant présentant une DV dans sa portion motrice. En plus, une difficulté de réalisation des sons affectent aussi la perception (portion plus perceptuelle de la représentation phonologique). L’enfant a donc des repères « oraux »flous » auxquels il est difficile de greffer en plus un symbole écrit (graphème).
    Concernant les écrits je vous suggère d’aller sur le site « apraxiakids.org », vous y trouverez plusieurs écrits à ce sujet. Amy meredith PhD a écrit beaucoup sur le sujet et Ruth Stoeckel a fait un DVD disponible sur le site :

    Will Slow To Talk Mean Slow To Read?
    Description: New DVD on the relationship of early speech-language issues and late literacy
    Product Detail: With Ruth Stoeckel, Ph.D., M.A., CCC-SLP. Children with certain speech and language disorders, such as Childhood Apraxia of Speech, are at high risk for reading, writing and spelling difficulties as they advance through the school years.

    J’espère que cette réponse même partielle peut être aidante,
    line

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