APPROCHES EFFICACES

Le 31 décembre 2011

Bonjour,

Tout d’abord, merci et bravo pour votre site; c’est une référence crédible (et un site visuellement attrayant) pour les familles. Voici mon interrogation…

Nous avons un garçon dyspraxique de 5 ans (au point de vue verbal seulement-du moins pour le moment. Il ira en maternelle en septembre, peut-être aurons-nous des surprises à ce moment). Nous croyons très fort en l’orthophonie et en l’ergothérapie et en faisons depuis 2 ans et demi déjà.

Par contre, nous aimerions savoir s’il existe des études sur des moyens dits alternatifs (ex : acupuncture, ostéopatie, etc.). La DNP a eu un effet positif sur notre fils; peut-être que d’autres canaux sensoriels pourraient également lui être utiles?
Merci,

Julie

Une réflexion au sujet de « APPROCHES EFFICACES »

  1. Sujet : APPROCHES EFFICACES

    Bonjour Julie,
    Merci de tes encouragements 😉 .
    Généralement les approches qui utilisent à la base des principes d’apprentissage moteur (PAM) sont considérées comme les plus efficaces auprès de l,enfant présentant une dyspraxie verbale car elles adressent les bases des difficultés : la planification et la programmation des mouvements. Ce sont généralement des approches MULTISENSORIELLES dans le sens où elles utilisent de multiples indices visuels, , proprioceptifs, auditifs, cognitifs (genre instructions sur le mouvement à produire) permettant à l’enfant de produire le mouvement. La stimulation intégrale ou DTTC (dynamic temporal and tactile cueing) est à ce jour l’approche la plus reconnue pour appliquer les PAM. Il y a aussi le PROMPT (indices tactiles et proprioceptifs) qui ne peut se transposer au français mais la majorité des orthophonistes peuvent s’en inspirer et produire sur elle-même ou l’enfant des indices facilitant la production et l’intégration des mouvements.La DNP fait partie des approches qui utilisent des indices sensorielles. L’approche « d’approximations » successives de Kauffman est populaire dans le milieu anglophone (matériel en anglais) mais très critiquée. Il s’agit d’offrir des modèles « approximatifs » du mots ex André-Anne qui serait trop difficile à produire pour un enfant qui ne produit qu’une ou deux syllabes pourrait être modelé « é-anne » pour améliorer la production…CETTE MÉTHODE COMPORTE DES RESTRICTIONS car donne de mauvais modèles verbaux aux enfants. Il est essentiel d’être guidé par une orthophoniste dans cette approche car cela exige de bonnes connaissances du développement des sons.

    Lors de mon BootCamp aux USA (avec des experts), la tendance était de recommander des approches éclectiques/ multisensorielles c est-à-dire de multiples sources ou tendances. Pour moi le plus important est d’adresser le bon problème et comprendre de quelles façons l’approche utilisée adresse la source du problème, dans le cas de la dyspraxie verbale, c est un trouble du « mouvement » (planification/programmation motrice).

    Bonne continuité, en espérant vous avoir aidé,
    Line Charron 🙂

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